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#ERP - 08-12-2022

Pour la fin d'année, les consommateurs misent sur les remises

Pour la fin d'année, les consommateurs misent sur les remises

Une nouvelle étude d'Oracle indique que l'inflation pousse les consommateurs français à faire leurs achats en avance et à rechercher les meilleurs prix, tandis que 77 % d'entre eux envisagent un paiement échelonné en magasin.

Une nouvelle étude sur les comportements des consommateurs menée par Oracle Retail révèle que le prix va être le critère prioritaire pour les achats de fêtes de fin d'année, à l’heure où les consommateurs français sont de plus en plus préoccupés par l'augmentation du coût de la vie. Pour y faire face, 80 % d’entre eux ont déjà effectué leurs achats ou prévoient de le faire suffisamment en amont pour pouvoir trouver les articles souhaités et avoir le temps de faire des bonnes affaires. Près de 53 % des consommateurs affirment que la conjoncture économique actuelle va les pousser à moins dépenser, 77 % déclarant pour leur part envisager un paiement échelonné pour couvrir le coût des cadeaux. Et si les personnes interrogées se disent prêts à dépenser si le prix est juste, 33 % précisent que le prix sera le facteur qui déterminera leur acte d’achat. 

« Au même titre que la disponibilité des produits, le prix est le principal facteur qui va déterminer où et comment les consommateurs vont acheter pour les fêtes de fin d'année », explique Guillaume Jonglez, Directeur Stratégie Transformation Retail Oracle EMEA. « Pour les commerçants et sites marchands qui continuent de gérer des stocks limités ou en excédents, disposer d’une stratégie prix et produits adaptée va clairement constituer un atout pour optimiser les marges et répondre aux attentes des consommateurs. »

L'enquête Untold Insights a interrogé 8 107 consommateurs dans 11 pays différents à la fin du mois de septembre 2022, dont 520 personnes en France. Il s’agissait de sonder les consommateurs sur leurs projets d'achats durant les fêtes de fin d'année et sur leurs habitudes d'achat suite à la pandémie.

Le juste prix

Environ 21 % des personnes interrogées craignent de ne pas pouvoir réaliser tous les achats qu'ils souhaitent pour les fêtes de fin d'année en raison de la hausse des prix et 26 % redoutent une augmentation du coût des cadeaux cette année. Ainsi, les consommateurs mettent tout en œuvre pour dénicher la meilleure offre et envisagent des paiements échelonnés pour réussir à acheter tout ce qu'ils ont prévu.

  • 77 % des consommateurs déclarent envisager un paiement échelonné pour offrir des cadeaux (35% des personnes déclarent qu'il s'agirait d’une première !)
  • 72 % affirment comparer les prix pour dénicher plus de bonnes affaires et de réductions
  • 68 % déclarent qu'ils vont davantage faire la comparaison entre les prix en ligne et ceux en magasin
  • 66 % prévoient d'acheter dans des magasins discount (tels que Aldi, Primak, Action…)

Près de 70 % des personnes interrogées (68 %) prévoient d'effectuer leurs achats lors des grands événements commerciaux et de résister aux achats d’impulsion (61 %). Alors que le Black Friday continue d'être en tête avec 45 % des consommateurs prévoyant d'y participer, suivi de près par les Amazon Prime Days (37 %) et enfin, les ventes des fêtes de fin d'année (22 %).

Faire une liste, la vérifier à deux fois

Fatigués d'être restés chez eux, les consommateurs sont impatients d'offrir des expériences cette année. Les cadeaux les plus prisés pour les fêtes de fin d'année se répartissent ainsi :

  • 33 %, des expériences entre amis et en famille
  • 27 %, une carte cadeau
  • 25%, des accessoires de mode
  • 26 %, un produit de beauté/de soins ou un équipement sportif
  • 26 %, un appareil électronique
  • 25%, des jouets
  • 24%, des chaussures
  • 20%, des jetons non fongibles (NFT) ou objets de collection numérique

Les magasins sont de retour ; qu'en sera-t-il de la disponibilité des produits ?

Les restrictions étant levées, les clients reviennent dans les magasins pour leurs emplettes de fin d'année, mais les attentes concernant la disponibilité des produits restent élevées.

  • 42 % des personnes prévoient d'acheter principalement en magasin et 20 % à la fois en magasin et en ligne
  • 21% des personnes déclarent qu’une rupture de stock des articles recherchés constituerait une mauvaise expérience
  • 21 % déclarent qu'ils se tourneraient simplement vers un autre commerçant/site marchand si un produit n'était pas disponible

« Les commerçants peuvent payer le prix fort si les produits se trouvent au mauvais endroit au mauvais moment », ajoute Guillaume Jonglez. « Il est donc crucial pour une enseigne d’avoir une connaissance fine à la fois des zones de chalandise mais aussi des attentes des consommateurs et tendances en matière d’achat. Nous savons qu'une rupture de stock dans un magasin peut compromettre aussi bien les ventes que la satisfaction du client, et in fine avoir un impact sur la croissance du chiffre d'affaires et sur les marges. Dans le secteur de la mode, par exemple, les distributeurs se doivent donc d’être plus précis dans l’allocation des stocks, en tenant compte aussi bien de la taille, du style et de la couleur de l'assortiment pour éviter les coûts de transfert conséquents entre magasins. »

La Rédaction

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